Presse - Les débuts

 

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L'ACCES AU SOMMET

  Côté musique, la surprise de l'année sera incontesta­blement celle que crée Moni Bilé qui prend le relais de Dina Bell et affirme une nouvelle tendance du Ma­kossa, jeune, inventive bien que naïve. Tête de file de cette tendance, Moni Bilé est né à Douala et peut se vanter d'avoir suivi jusqu'ici l'itinéraire classique du chanteur makossa new-look. Comme Vicky Edimo et Peter Mukoko, c'est un ancien du collège Alfred Saker et de son fameux groupe, le « Saker's Pop clan » , les éternels concurrents à Douala des « Black Spirit » de Libermann.

 

  Au début donc, il se contente de tenir la guitare bas­se et de rejouer tout ce qui vient des USA et d'ailleurs. Plus tard, ses études le conduisent à Abidjan où il enregistre « N'ganda Tumba » qui demeure inconnu jusqu'à présent chez nous. Beaucoup de problèmes de distribution empêchent la ­promotion de ce disque.

 

  A Paris, il rencontre alors Aladji Touré qui lui fait confiance sur la base de ce premier disque et enregistre « Bijou » qui vient tenir tête à Abakuya de Georges Seba en popularité.

 

   En fait Moni Bilé sévit encore plus sur le marché et ceci d'autant plus que l'un de ses titres « Esele Mba » s'impose lui aussi grâce à Bebey Manga. Quelques mois après 1a sortie de son 2ème 33 t, Moni Bilé récidive déjà et propose la bombe de la période des fêtes. Comme Joe Mboule avec « Malabar » comme Dina Bell plusieurs fois, comme Toto Guillaume avec « Dibena » Moni Bilé réussit à faire l'unanimité avec « Osi tapa lambo lam ».

 

  Le succès de Moni Bilé est aujourd'hui aussi violent que celui de Dina Bell il y a encore un an. Même si sa côte n'a pas atteint l'hystérie, que l'on a observée avec Dina Bell, il est vraisemblablement par son succès l'homme de l'année et sa musique une nouvelle pro­position du makossa, appuyée sur des chœurs féminins et bien d'autres astuces.

 

  On peut déjà penser à l'année prochaine lorsque essayant de voler de ses propres ailes, Moni Bilé connaîtra comme Dina Bell la douleur de la solitude qu'il créera fatalement. Il suffit d'écouter le soutien musical actuel de Dina Bell et de le comparer à celui de Moni Bilé pour comprendre à quel point le travail des mêmes hommes peut être inégal selon les intérêts.

 

  Laissons les malaises à venir et revenons à Moni Bilé qui se produira prochai­nement à Douala après deux spectacles à Yaoundé. Finalement, si le premier de ces concerts fut seulement un essai maladroit, la deuxième représentation fut elle grâce à l'ambiance, plus gaie et somme toute réussie. Moni Bilé a définitivement compris qu'il faut se pré­parer avant de monter sur scène.

 

  Avec Ben Decca et Moni Bilé il y aura une fois de plus Soul Monthe qui retrouve son fief pour une nouvelle démonstration de son show américain épous­touflant.

 

  Ce spectacle aura lieu demain au Cinéma le Wouri et dimanche à la Maison du Parti.

J.M. AHANDA
 

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